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  • Écorché vif, trop jeune pour vivre, Papa chanteur, je me suis tué en 1992 ! En 2001, une nouvelle vie, rayonnante et illuminée par les prunelles de mes enfants nés et à venir mais aussi par mon Ange.

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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 19:10

Delits de mes nuits ... sans lit

 

Les silences de mes nuits ressemblaient aux murmures que l'on perçoit quelquefois sous les voûtes courbées des grandes cathédrales. Et leurs voix se confondaient de voyelles en consonnes, de maux en mots et de paroles en rumeurs. Leurs sifflements saccadés par des souffles vieillissants transformaient cette collégiale chorale en une sonate que nulle oreille avertie n'aurait pu supporter. L'amplitude de cordes si peu accordées m'ôtait sans outre mesure l'envie de dormir ou de me reposer un temps. N'était ce point les cris des âmes perdues qui se disputaient le droit d'être encore à ces heures vivantes. De sa croix avec le regard figé sur le parvis de notre monde, je voyais bien que ce pauvre homme de bois peinturluré n'avait de pitié pour autant de propos murmurés. Lui qui avait selon les écrits souffert pour nous !

 

Que faisions nous encore pour lui et devant lui sans penser à taire notre misère?

Mes nuits se ressemblaient de plus en plus jusqu'à se confondre avec mes heures d'éveil. Les cris ou les paroles n'étaient que vibrations sonores agaçant un cerveau fatigué à penser et à chercher l' endroit ou il pourrait enfin se poser. Libre et léger pour toucher du bout du doigt ... ce soleil qui brille dans l'immensité de mon ciel. Battant et rayonnant de rouge et de feu comme un coeur qui se donne sans reprendre.

 

Je regardais donc ce ciel avec ces étoiles plus belles les unes que les autres, en gardant en moi ce miel de la providence. Je tentais de rêver ........

 

Mes nuits n'étaient pas tendres et pourtant .... je les ai parfois aimées !

 

5687946743_f7f294982b.jpg   Pheel

Par Helpkumpania - Communauté : Histoires et Passions
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 11:32

Allongé au creux de son immense lit, les bras en signe d'une nouvelle étreinte attendue, je voyais défiler lentement le temps de nos passions colorées.

Un voile se formait de temps à autre sur son visage à peine dessiné, masquant cet inoubliable sourire angélique et gracieux que seuls nos véritables sentiments nous autorisaient de voir aux heures de nos premiers ébats.

La fraîcheur de l'instant ainsi contemplé, n'avait rien de désagréable sinon cette absente évidente. Le souvenir d'un parfum si particulier qui s'infiltre comme un divin poison et dont-on ne voudrait plus se passer. Tout comme ce goût quelque peu acide qui se pose sous la langue et qui nous fait saliver à l'idée de  vouloir se repaitre de ces douceurs provocatrices de l'âme égarée.

 

Mes yeux perdus dans l'infinie beauté de son existence se laissaient encore submerger d'émotions. Ils se baignaient  à loisir de ces gouttes d'eau éternelles. Celles que l'on sait offrir aux jours les moins arides. Je souriais et pleurais sans savoir vers qui des deux, je déposais la plus forte importance. Seule une écoute minutieuse de mes battements de coeur aurait pu discerner un écart au delà de si grands sentiments.

 

Enraciné dans ce sol nourricier, je visionnais avec délice le film de ces années passées. Ces enfants et aïeux qui se retrouvaient dans de grandes embrassades, Ces habits parfois étranges que chacun portait comme un titre, un blason.

 

J'entendais les histoires murmurées de bouche à oreilles et je revivais ces contes imagés d'un grand père sans pareil. La nature et la vie y trouvaient sans faillir tous leurs sens. Sans même en avoir eu la présence, les plus petits instants réanimés devenaient des légendes sacrées.

 

Au creux de cette terre, accroché comme à un dernier soupir, je devinais trembler de frayeur les générations passées et les autres perdues. Les paumes orientées vers le coeur de notre propre univers, je captais la respiration saccadée de ces poumons usés. C'est cela même qui me soutient et que je porte en mémoire comme un unique espoir.

 

L'idée  que ce souffle d'amour autrefois partagé entre nous, ce souffle si précieux que nous avons orienté, protégé avec autant de foi  ne soit jamais éteint.

 

Dans ce pré où fleurissent encore les pensées les plus belles de notre seule existence, je te retrouve alors, immuable et beau. Mon unique raison d'être et d'avoir été, toi dont je suis l'héritier et dont je dois être le verbe, je te respire chaque fois de plus en plus profondément.

 

Quel Amour en ce point ne peut-on distinguer, que la vie, la famille les amis ont croisés ! Auprès de vous, tant que je le pourrais, j'irais me bercer ....

 

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 Pheel

 

 

Par Helpkumpania - Communauté : Histoires et Passions
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 14:05

Refuge urbain ...

Ma nature devenue si susceptible, dense et confuse ne parvenait plus à trouver l'oxygène nécessaire  à mes aspirations.

Seules des caricatures diaboliques émergeant de ma folie  naissante se glissaient entre deux inspirations et laissaient au passage le minimum d'un souffle utile pour dilater mes poumons.

 

Je me faisais le témoin de mes propres soupçons lorsqu'au détours d'une rue je distinguais une silhouette aux allures bien connues. Je me tenais ça et là silencieux en veillant à ne pas me trahir du milieu dans lequel je cherchais une preuve de ma si grande solitude.

Le mal était vivant et le bien s'éteignait sous les lueurs et rumeurs d'une ville assoupie. Comme une bête aux aguets, non tenue par la faim mais par l'ultime sens animal de  goûter au plaisir d'être l'un avant l'autre, je ne cherchais pas à nuire mais à devenir moi même l'objet d'un sacrifice préparé.

 

Mon antre se tenait à l'écart de ce monde dont je ne devinais plus que le goût d'amertume et les suaves saveurs, ma luxure primitive par laquelle je me laissais effleurer n'appartenait en aucun cas aux quartiers d'urbanistes dont les coeurs sont blasés.

A quelques distances de là, une toute autre nature m'était restée offerte sans avoir à payer. Sous le ciel rougit d'une ville endiablée, je me tenais accroupi, le visage dans le creux de mes mains à vomir ma détresse sans pouvoir en parler.

 

Aux moments où le calme s'installait de nouveau dans ma tête, que mes yeux pouvaient contempler l'ampleur de la vie qui se jouait au dessous des nuages vaporeux de ma ville, je retrouvais une sorte de plénitude distillée par la fraîcheur de ce bois isolé comme mon âme ....

 

La nature n'a pas de pareil, elle s'offre sans jamais rien demander en retour ...

 

Pour trouver le sommeil du juste n'est-il pas en ce lieu que tout homme devrait se rendre aux moments malheureux.

 

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      Pheel

Par Helpkumpania - Communauté : Histoires et Passions
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 15:55

La richesse du pauvre de coeur  ...

 

Dans le ciel étrange et toilé de la demeure familiale, je voyais se refléter au delà des tissus tendus des formes parfois généreuses et dansantes.

Mon esprit n'était -il pas encore pris ou retenu  par ses anciens fantômes, ceux là même qui se manifestaient pour offrir les plus grandes illusions du bonheur aux moments où mon être se dépouillait de ses derniers souffles d'espoir.

 

Je regardais sans y réfléchir les grandes voies dessinées au devant de mes pas. Tour à tour chacune des traces se mettaient en mouvement, me suivaient comme le fait un animal en peine. Je devinais que le trouble que je ressentais allait me guider vers un regard autrement bleu que celui de mes yeux lorsqu'ils sont reposés ouvert.

Le coeur en épingle, laissant perler une goutte d'un amour pétrifié, je le cloisonnais de plus en plus dans un univers où le jardin éphémère de la légèreté de l'âme ne pouvait accueillir qu'un oiseau d'infortune.

D'un nid dénudé, je voulais une autre aire. M'envoler sans me taire et mon corps respirer. Rien ne me retenait, aucun poids sinon celui d'un mal encore accroché, je me laissais porter par le désir de n'être qu'un sentiment volatil. De plus en plus près, je caressais de nouveau ses charmes qui m'étaient alors interdits. Je les retrouvais intacts malgré les infidélités et les insanités rencontrées ça et là.

Était -ce encore un rêve ou un cauchemar, je flottais entre deux cieux, l'un pour elle et l'autre poreux.

Je lui volais en un instant une virginité enfouie, celle de son silence et de ses larmes d'insomnies.

J'allais me réveiller riche de ses heures, pauvre d'un trésor, voleur de ses songes, je me croyais un ange !

 

Cette nuit de mascarade allait être fatale pour mon esprit torturé, sans le savoir, j'avais accroché à mes ailes le lest de l'adieu que j'allais m'entendre dire ... d'elle !

 

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Pheel 

Par Helpkumpania - Communauté : Histoires et Passions
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 22:35

Artificier notoire et nocturne ...

J'avais pour ainsi dire tout abandonné ou tout perdu et pourtant dans ma fuite perpétuelle, je voulais encore voir étinceler les plus belles et gigantesques gerbes de couleurs dans mon ciel trop obscur.

Après plusieurs jours de rupture et de censure, je devais accepter pour offrir un minimum aux miens de donner dans les B.A

J'allais une fois de plus jouer sur le fil de la vie, offrant au public averti des bouquets d'émotions sous des volutes d'explosions. Mes B.A n'étaient autre que des actions de mort programmées, reliées à des comprimés de combinaisons chimiques et à des modules chargés de poudre ...

Chaque jour dans l'obscurité des salles blindées, je restais seul avec ma pyrotechnie ... de zéro à 2 secondes 30 après chaque libération de cuillère, le serviteur du diable grondait et se faisait écho de mon appétit de vivre ou de mourir.

Je distinguais à peine la féerie des couleurs qui disparaissaient tel un souffle ou un râle. L'opacité de l'atmosphère me faisait oublier la réalité de ce dernier repas vaporeux que je préparais pour d'autres. Je distillais en conscience et sous contrôle la mort pour qu'à mon tour je puisse vivre ...

Certains allaient s'émerveiller de la puissance de ces feux et de l'éclat qu'ils allaient émettre alors que d'autre pleuraient déjà de leur yeux la déchéance de ces faux dieux.

Tourmenté de nouveau et cherchant à retourner l'artifice contre moi pour ne pas devenir plus fou que le fou de ce monde en dérive, je recevais en pleine poitrine les coups et les cris des enfants affamés et assoiffés par la vie...

Sur quel chemin, vers quel horizon mon bouquet de couleurs allait-il fleurir ou fané ...

Je n'étais déjà plus moi avant cela, dès lors comment pouvais-je encore croire en moi et me retrouver face aux miens pour leur offrir nourriture et lendemains .....

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Phil HEL.p     (la lumière n'est autre que l'éclat de notre coeur ....)

Par Helpkumpania - Communauté : Histoires et Passions
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